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Le Canada est à l'avant-garde des pays faisant la promotion des droits de la personne; le mariage des couples de même sexe en est un exemple. Dans un contexte d'égalité de droit, les communautés gaie et lesbienne se tournent désormais vers des préoccupations d'intérêt social et humanitaire qui les conduiront vers une égalité de fait. La problématique de la violence familiale, en regard des réalités homosexuelles et de celles d'autres diversités sexuelles, est de ce nombre.
La violence dans la famille touche aussi les gais, les lesbiennes, les bisexuels, les bisexuelles et les personnes de toutes diversités sexuelles. Cette réalité a été souvent ignorée, voire cachée, en raison de considérations à la fois culturelles, religieuses et sociales.
Malgré l'évolution des mentalités, il arrive que des personnes homosexuelles subissent encore de la violence au sein de leur propre famille. Le plus souvent, elle se manifeste lorsqu'un garçon est identifié comme gai, qu'une fille est perçue comme lesbienne, lorsqu'il ou elle dévoile son orientation homosexuelle, ou encore lorsqu'un parent révèle son orientation homosexuelle à sa famille. La violence familiale peut se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique :
La violence familiale peut se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique :
- la violence psychologique est la forme de violence la plus fréquente. Elle comprend les insinuations, les insultes, les accusations, les menaces, les punitions non justifiées et les injustices;
- la violence économique et financière se traduit par le chantage et les menaces de couper les vivres, allant jusqu’à l’expulsion;
- la violence physique, la plus extrême, consiste à frapper, à isoler ou à imposer toute autre forme de châtiment corporel.
Les conséquences de la violence familiale sont multiples : elle influence le développement psychologique des enfants, elle suscite des problèmes de comportement, des désordres sexuels et, dans certains cas, elle laisse des séquelles physiques.
Pour les lesbiennes et les gais, un climat de violence familiale peut avoir des conséquences particulières lorsqu'il s'ajoute à la période de crise d'identité en rapport avec l'orientation sexuelle, alors qu'ils sont déjà en état de fragilité. D'ailleurs, de nombreuses études démontrent que les jeunes homosexuels présentent un risque de suicide plus élevé que les jeunes hétérosexuels.
Enfin, les parents doivent être conscients des dommages que peut entraîner un climat de violence au sein de la famille.
Violence familiale : de la maison au travail
Le rendement au travail d’un employé ou d’une employée aux prises avec des problèmes de violence familiale risque d’être affecté. Le milieu du travail et celui de la famille sont intimement liés. Indépendamment de l’orientation sexuelle des personnes, les conséquences de la violence familiale risquent fort de se faire sentir au travail. Que ce soit par le biais de programmes d’aide au travail ou d’une autre manière, les employeurs doivent soutenir leurs travailleurs et leurs travailleuses aux prises avec des difficultés de violence familiale.
Informations complémentaires
Violence familiale : fiche d’information du ministère de la Justice du Canada
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